samedi 8 août 2009

Appel a caftage

Si vous connaissez de chouettes zozos viti/viniphiles du cote de la Gironde merci de me les cafter; lerougequitache@yahoo.fr ,j'y serai dans quelques jours...

le calme plat

Non! c'est pas fini!
Depuis la derniere fois j'ai pas beaucoup marche mais j'ai trouve mon vigneron fantome, vous savez, celui que j'ai cherche toute une journee a La Garde Freinet.
En fait, il ne s'agit pas a proprement parler d'un vigneron puisque Rodrigo (Rodrigo c'est pas son vrai nom mais pour des raisons evidentes de discretion et d'anonymat nous l'appelerons ainsi) avec un tiers d'hectare fait son vin en amateur eclaire, comme d'autres font du tricot. Le vin de Rodrigo n'est pas a vendre, il est pour lui et pour les amis et les rencontres, point de chichi, c'est un vin de partage et de plaisir, comme devrait l'etre le vin en general.
J'ai reserve une place pour venir vendanger la bas, outre l'ambiance qui promet d'etre des plus joyeuse, c'est aussi une facon de travailler rare de nos jours: la vendange en elle-meme ne dure qu'une ou deux heures, ensuite le tri du raisin se fait GRAIN PAR GRAIN!
Au final un subtil nectar fruite a souhait avec un vrai gout de Provence a l'interieur et sans bois (vous savez, le bois, cet arome qu'on nous impose presque sur le marche du vin, cet argument commercial qui tient du nombre de pixels sur les "digi-photo-scope", cette subtile facon de rater un vin avec, au meilleur des cas, de la vanille et de la noix de coco facon tahiti douche, ou bien un vieux gout de planche ), une jolie syrah qui ne montre que ses bons cotes.
Je vous en reparlerai a l'automne...

PS: je m'associe a moi meme pour souhaiter les meilleures choses du monde a Nat, Yoman et Melodie.

mardi 14 juillet 2009

Le photographe et les gens.


Alors vous m'direz (et vous aurez raison), que pour un blog en quête de Vignerons et tout ça, ben ça en manque; des vignerons. Oui c'est vrai mais j'en profite aussi pour m'accorder des divagations purement égoiste. Et des vignerons j'vais en revoir, z'inquiétez pas.
On en était à Avignon je crois!
La fatigue, l'envie d'un lit et d'une douche à l'eau chaude et tout font que je rentre avec Sylvain et Camille à Ponteves (je tourne en rond?). Une nuit réparatrice et une journée constructive plus tard je repars à pied vers... je sais pas. La route qui mène à Cotignac est jolie, allez zou! Coucher de soleil sur fond de vignes, tournesols et champs de blé au pied des Besillons. J'arrive à Cotignac vers 20h45 (le rythme est moins soutenu!), en passant devant la place centrale, noire de monde (un brouhaha de mélange entre l'anglais, l'allemand et le flamand couvre le chant des cigales!), je me rappelle d'un petit salon de thé sur la place de la mairie, avec une chouette terrasse ombragée d'un troène centenaire et fleurie à souhait, où j'étais venu voir un vernissage y'a quelques années. Je passe donc la foule qui fleure bon la pizza et le pastis.
En arrivant devant le salon de thé, une mémé assise sur les marches en robe de couturier des années 50, se lève en ouvrant ses bras vers moi et s'écrie que je suis magnifique et que c'est merveilleux. elle le répète à pusieurs reprises avec cet accent Polonais.
Me voyant suintant et pégueux avec mon barda et mon bâton, elle m'ordonne de m'asseoir sur la terrasse et va me chercher un coca frais. Kristina, 60 ans, ancienne danseuse étoile aux opéras de Varsovie et de Paris est venue s'installer à Cotignac il y a 5ans et a ouvert "Le Temps de Pose" (en tant que photographe, le clin d'oeil est sympa), un petit salon de thé sorti d'un autre temps au coeur de Cotignac.
Et donc que c'est merveilleux, les jeunes gens comme ça, et que elle m'offre de me loger cette nuit dans un studio vide juste à côté, et qu'elle insiste, et que est-ce que je veux un verre de rosé...
Donc, invité par Kristina,je dors à nouveau dans un lit et je prends une douche un jour de plus.
J'suis encore bien épaté par ce genre de rencontre presque irréelle et pas si courante de nos jours dans nos contrées.

Donc le Vaucluse... donc!


Alors dans le Vaucluse j'y suis arrivé!
Mercredi, en arrivant à Avignon, j'me rends donc bien compte que je débarque en même temps que le festival! 10 ans après ma première expérience au festival d'Avignon, je décide que je vais en profiter, et que les vignerons seront encore là après alors que le festival ne dure que 20 jours!
Quelques pièces, spectacles de rue, de chouette rencontres, la bonne humeur de rigueur, j'y retournerai avant la fin, c'est dit!
Un truc à aller voir: Khalid K. tous les jours à 11hoo au Petit Louvre. C'est un bonhomme qui sample des sons faits avec sa bouche et qui nous fait voyager sur les cinq continents en peignant des scènes sonores souvent très drôle.
Si vous passez par Avignon avant le 31 juillet, ALLEZ-Y!

mardi 7 juillet 2009

au passage...

J'ai pu alléger mon barda et le faire descendre à à peine plus de 20 kg, tant qu'y neige pas, je risque rien!

Le vigneron fantôme et la fête à Espigoule!


Mercredi en fin d'après-midi, je quitte le hameau et rejoins La Garde Freinet via une piste forestière et arrive au village juste quand la pluie, qui avait commencer à tomber mollement une heure plus tôt, se fait insistante. Ouf! Quand la pluie cesse je pars en quête d'un casse-dalle et d'un coin où poser ma tente, je trouve et pim je dors!
Le lendemain après la traditionnelle toilette de chat et l'incontournable café en terrasse, je pars en quête d'un vigneron biodynamiste dont je n'ai que le nom et le numéro de portable. Ce dernier étant sur répondeur je prospecte à travers le village pour demander si, par hasard éventuellement, on ne le connaîtrait pas. bars, épicerie, caviste, mairie, office du tourisme, bureau de poste... personne ne le connaît! Le doute s'installe.
Je pars donc en direction de là où j'avais aperçu des vignes au loin du village, je redemande aux locaux que je croise mais rien!
Vers midi, je dois partir pour arriver à Ginasservis (au Nord-Ouest du Var) avant la nuit: le lendemain commence la fête organisée pour les 10 ans du film "Les quatre saisons d'Espigoule" ( http://quarantesaisons.webnode.fr/le-film/ ). J'effectue certaines parties du trajet en stop, pour arriver à temps et ne pas marcher le long des grands axes, et arrive en fin de journée au café du cours, chez Jean-Marc et profite du calme avant la tempête! Le lendemain, je demande à Christian Phillibert (le réalisateur du film) si un photographe assurera la couverture du festival, et contre un tee-shirt et de la bière locale, je deviens photographe "officiel" du week end.
Un léger problème logistique m'empêche pour l'instant de vous montrer quelques instantannés de ce codensé de bonne humeur Provençale, je remédirai à ça sous peu.
Bref, le week-end fût long mais j'ai vécu la plus chouette fête de village depuis longtemps, rendez-vous est pris pour l'an prochain!
Aujourd'hui je re-repars en direction du Vaucluse et cette fois, pour de bon!

ps: je n'ai pas abandonné l'idée de trouver le vigneron fantôme et je reviendrai, ma route repassera (encore et encore) par le Var, via Les Mayons, Hyères, Vidauban...

mercredi 1 juillet 2009

Happy Culture!


Point de vigne aujourd'hui!
Pas si éloigné que celà du métier de vigneron, les apiculteurs eux aussi "profitent" des mécanismes que la nature met à notre disposition pour la transformation des matières premières. Lorsque le vigneron bénéficie du travail des levures pour transformer le sucre du raisin en alcool, l'apiculteur jouit du travail des abeilles pour transformer le nectar des fleurs en miel.
J'ai fait halte hier chez la famille Celse, au hameau des Bas Oliviers, quelque part dans les Maures entre Vidauban, La Garde-Freinet et Le Plan-de-la-Tour.
Les discussions sans fin accompagnées d'un petit Macvin du Jura nous ayant entrainés jusqu'à des heures indécentes, l'heure du réveil et la température ambiante m'ont dissuadé de partir en matinée. En attendant une fin d'après-midi plus clémente, j'assiste au tri du pollen sec.
Le système, mécanique actionné à l'huile de coude, consiste en un tamis séparant les pelotes de pollen des "dêchets" (cadavres d'abeilles, pelotes trop grosses...), un tambour de pales souffle les poussières, deux tobogans, enfin, récupèrent l'un le "bon" pollen, l'autre les "indésirables".
J'aurai sans doute l'occasion de repasser pour l'extraction du miel...
Rucher des Bas Oliviers 83550 VIDAUBAN 04.94.43.77.10

ps:en plus j'ai (enfin) fait ma première belle photo!