lundi 29 juin 2009
Appel!
J'en appelle à la (charmante) demoiselle qui m'a pris en stop jusqu'à Carces afin de retrouver le titre du documentaire, dont elle a effectué le montage, sur l'histoire du vin en Corse...
reprise de la route.
jeudi 25 juin 2009
semaine sans!
vendredi 19 juin 2009
Un domaine prometteur.

A Ramatuelle, perché sur la colline surplombant le Cap Taillat, non loin du phare du Gigaro, un tout petit domaine de 6 Hectares, le Chateau Volterra, travaille selon les méthodes biologiques mais, encore une fois, sans label aguicheur. La situation en bord de mer est évidemment une aide précieuse; un léger vent soufflant régulièrement, les embruns aidant, l'état sanitaires des parcelles côtières prédispose les vignes à éviter les maladies et les parasites. Ici encore, le désherbage est mécanique voire manuel (le désherbage manuel évitant l'emploi du tracteur, source de pollution, la terre se tasse moins et les labours sont plus espacés).
En cas de maladie survenue, seuls les pieds atteints et leurs voisins sont traités, à nouveau manuellement.
En cave (semi enterrée) l'usage des pompes est limité au strict minimum: pigeage, entonnage, mise en bouteille (et même l'étiquetage!!!) sont manuels.
J'ai goûté là-bas un Mourvèrdre (cépage rouge Provençal -d'origine Espagnole- aussi appelé "estrangle chien")sur barrique tout à fait prometteur, ainsi qu'une bouteille qui exprime les bons côtés de la Syrah (autre cépage rouge du sud).
Un bémol (idéologique) cependant, avec seulement 6 Hectares et la mer à proximité, il est dommage de ne pas se lancer dans la biodynamie...
prochaine étape.

pause "confort" ce week end pour laisser mon corps récupérer, la chaleur et le poids du sac mettant l'organisme à rude épreuve (j'en profite pour tenter de délester mon paquetage). Dès lundi, direction le Vaucluse pour une rencontre prometteuse, on envisagera le côté économique de la gestion d'un domaine en biodynamie et l'on verra que la légende qui veut que le bio (en général) coûte plus cher que le conventionnel en prend un sacré coup.
mercredi 17 juin 2009
en savoir plus...
le site de la biodynamie en France: http://www.bio-dynamie.org/
à voir:
"MONDOVINO" de Jonhathan Nossiter 2004
"LE MONDE SELON MONSANTO" de Marie Monique Robin 2008
à lire:
"LA QUETE DU VIN, au-delà des méthodes biologiques" de Pierre Paillard aux éditions du club du vin authentique
"GUIDE DU VIN A L'USAGE DE TOUS" de Fernand Woutaz aux éditions Bornemann
à voir:
"MONDOVINO" de Jonhathan Nossiter 2004
"LE MONDE SELON MONSANTO" de Marie Monique Robin 2008
à lire:
"LA QUETE DU VIN, au-delà des méthodes biologiques" de Pierre Paillard aux éditions du club du vin authentique
"GUIDE DU VIN A L'USAGE DE TOUS" de Fernand Woutaz aux éditions Bornemann
mardi 16 juin 2009
Enfin!

Ca y est on me reçoit. Au château Duvivier à Ponteves. Le caviste et chef de culture m'accorde de son temps pour m'expliquer sa façon de faire. Point de label mais une véritable culture biologique avec des essais de culture biodynamique. Purins d'ortie et de consoude, suivi du calendrier lunaire, passage de la décavailloneuse et de l'intercep (désherbage mécanique sous le rang)... On y plante aussi des haies pour y abriter des populations animales (oiseaux et autres prédateurs des prédateurs de la vigne), on y alterne les cultures, on remplace les manquants des vieilles parcelles (60 ans) par des pêchers ou des oliviers,on laisse un rang sur deux enherbé (que l'on tondra par la suite), on composte les déchets organiques, l'eau chaude du château est d'origine solaire...
Les traitements à la bouillie bordelaise sont ajustés au minimum et à l'eau de source: une moyenne de 1,3 Kg par hectare et par an depuis 10 ans. La pulvérisation de silice, en revanche, n'est pas nécessaire dans nos contrées ensoleillées.
La cave enfin comporte des cuves en inox et en bêton ainsi que des cuves "ovoïdes" en bêton, d'environ 7 Hectolitres et pesant tout de même 1 tonne chacune! Ces cuves sont censées permettre un mouvement naturel du vin (biodynamisation) sans intervention humaine. Les vins sont enfin élevés en barriques et en foudres.
Correns et les déconvenues...

Les déconvenues arrivent avec le premier jour. Point de biodynamiste à Correns, qu'à cela ne tienne je recontrerai des bio tout court.
« 1er village bio de France » s'autoproclame Correns, mais tous les agriculteurs n'y sont pas bio pour autant, marketing quand tu nous tiens...
Je me rends logiquement à la coopérative vinicole où je dois bien comprendre, quand même, qu'on n'a pas le temps de me recevoir, que c'est le bazar et que désolé, merci bien. Et paf!!!
Je tente donc la rencontre avec les coopérateurs (ceux qui ont des parcelles de vignes et qui vendent le raisin à la coopé labelisée AB), le premier que je rencontre n'est pas bio (alors que son raisin sert à faire du vin « issu de l'agriculture biologique »), pis que ça, il est en agriculture raisonnée. C'est quoi donc l'agriculture raisonnée? Du vent, un gros mistral marketing doublé d'une tramontane d'hypocrisie. Tout y est permis, glyphosate (Round-Up) compris, simplement le labelisé s'engage à être raisonnable. Donc? Donc les labels sont des attrape-estrasses; je le savais déjà plus ou moins, mais là au moins c'est clair et net.
Gentil pigeon!
Le troisième est le domaine du premier élu, tout aussi labelisé. Le monsieur qui me reçoit trouve que ça ne vaut pas le coup de faire des photos (!!!!!!!!!!!!!!) et que Mr le propriétaire (« comme je n'l'admire pas beaucoup ...»!) ne reçoit que sur RDV et qu'avec toutes ses activités diverses il n'a pas vraiment le temps (pour ce genre de rigolades illuminées???)
Nulle part on ne m'a proposé de goûter un vin. Un vrai passionné de son propre vin a envie de le faire déguster aux curieux, de le partager avec des amateurs éclairés. Ici point! Avec mon paquetage imposant, mes gros godillots et mes gouttes de sueur au front, ils ont bien senti que je n'étais pas là pour acheter.
Beurk, je ne vais pas m'éterniser à Correns, le premier village bio de France blablabla...
Le tableau n'est cependant pas tout noir, sur la route, je traverse des parcelles de taille raisonnable, clairsemées de coquelicots et autres herbes sous les rangs, signe d'absence de désherbants. Ces parcelles sont séparées de prairies en jachère, de petits potagers, quelques rangées de lavandes, des restanques d'oliviers où pullulent papillons, abeilles et boudragues... le bio même s'il est trop souvent un argument marketing, permet cependant de préserver l'environnement. Ces paysages paysans (!) contrastent avec l'ineptie de l'agriculture intensive et destructrice.
dimanche 14 juin 2009
2ème jour...
Parti de Draguibeach hier samedi plus tard que prévu, pause à Lorgues aux heures de chaleur accablante (j'ai entendu la première cigale de l'année!), puis direction Le Thoronet; camping dans une magnifique Oliveraie (sans Round-Up) où je m'endors sans avoir le temps de faire une photo.
Sommeil réparateur.
Les 29 kilos de mon barda me façonnent les épaules et le dos façon Chabal. Le plus handicapant étant le sac photo porté en bandoulière ergonomique pour pas un sous!
Faux départ ce matin, parti de la boulangerie en oubliant mon bâton j'y retourne pour repartir: 5 km pour rien!!!
Pause à 11h40 à Carces, pression en terrasse sous les platanes près de la fontaine accompagné d'un sandwich à l'omelette.
M'en vais maintenant pratiquer la sieste (élevée au rang d'art à Espigoule) dans mon hamac au bord de la rivière avant de reprendre la route pour Correns.
Sommeil réparateur.
Les 29 kilos de mon barda me façonnent les épaules et le dos façon Chabal. Le plus handicapant étant le sac photo porté en bandoulière ergonomique pour pas un sous!
Faux départ ce matin, parti de la boulangerie en oubliant mon bâton j'y retourne pour repartir: 5 km pour rien!!!
Pause à 11h40 à Carces, pression en terrasse sous les platanes près de la fontaine accompagné d'un sandwich à l'omelette.
M'en vais maintenant pratiquer la sieste (élevée au rang d'art à Espigoule) dans mon hamac au bord de la rivière avant de reprendre la route pour Correns.
samedi 13 juin 2009
Chuis prêt!
Ca y est, mon paquetage est fait!
Merci à ma maman pour mes belles chaussures Meindl (t'inquiètes donc pas tant va!), merci à ma soeur pour la boussole, merci à mon beauf' pour la flasque et l'armagnac de 1984, merci à Karen pour "L'herbe rouge" de Boris Vian, merci à Seb pour le mousqueton, merci à Lionel pour la couverture de survie, merci à Nat' pour la cafetière Italienne, merci à Luc pour le bâton de berger, merci à Margarine pour le soutien moral hivernal depuis les antipodes, merci à Keveen de m'avoir indirectement encouragé à partir, merci à Jerôme pour "La quête du vin" de Pierre Paillard, merci à Max pour m'avoir prêté sa maison à la dernière minute, merci à tous ceux qui m'ont hebergé depuis que je suis rentré de Corse...
"Amis, puisse toujours la noblesse du coeur répondre à la noblesse du vin!"
(devise du Club du Vin Authentique)
LONGO MAÏ ("Que celà dure longtemps encore." en Occitan) m'aurait souhaité mon père.
vendredi 12 juin 2009
mardi 9 juin 2009
Pendant que j'y suis...
Les vignerons Varois ont fait céder l'Europe, on ne pourra donc pas faire du rosé en "coupant" du blanc avec du rouge.
OUF!!!
OUF!!!
L'aventure sans l'âne!

A mon grand regret, je pars donc tout seul sans âne, ça rendra les choses peut être plus faciles mais ôtera aussi un peu de piment à mon aventure. Qu'à cela ne tienne, je commence donc mon périple à pied à la rencontre de vignerons amoureux de leurs sols, de leurs vignes et de leurs vins. Le thème principal du reportage portant sur la biodynamie, il ne sera pas pour autant exclusif, mais il me semble que pour bien faire ce métier vieux de plus de 2600 ans, la limitation des interventions via des produits chimiques (entr'autres) est nécessaire. Nécessaire pour le respect du sol et de l'environnement, nécessaire pour le respect de l' "opérateur", nécessaire pour le respect du produit fini, nécessaire pour le respect du consommateur.
A ceux qui prétendent qu'on peut difficilement se passer de la chimie moderne pour tout un tas de raisons obscures engageant l'état sanitaire des vignes ou la qualité du résultat final, je rétorquerai que dans l'optique d'une façon de faire artisanale (opposée à l'agriculture intensive), le résultat ne peut etre que meilleur si l'on est à l'écoute de la nature et que l'on s'en sert comme allié, on verra au fil des mois que quelques passages au purin d'orties ou de consoude (certes plus répétés) remplacent aventageusement les immondes bidons bardés de sigles effrayants de chez Bayer, BASF et autres Monsanto, emplis de ces molécules complexes destinées à erradiquer miraculeusement toute maladie dans les vignes.
Les maladies, insectes, arraignées et autres champignons s'adaptent par nature au fil du temps et résistent aux produits, l'Homme, cet animal supérieur (seul animal d'ailleurs capable de provoquer sa perte et celle des espèces qui l'entourent), augmente donc la dose et/ou crée de nouveaux cocktails toujours plus puissants... c'est le cercle vicieux.
Pour ce qui est des qualités organoleptiques du vin ou de son potentiel "Plaisir", je rappellerai par exemple que "La Romanée Conti" est cultivée en biodynamie...
Certains ont compris qu'il fallait revenir à une agriculture INTELLIGENTE, passant par la paysannerie, la biodynamie ou autres. Ce sont ces "certains" que je vais tâcher de rencontrer durant ces quelques mois.
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